About — à propos


ENG— A good part of my work is based on simple gestures that once consisted in placing works, which might not even be noticed, in public spaces. It has now expanded to video installation, performance and sculptural works.The practice itself is grounded in decolonial and emancipatory thought with a focus on cultural identity and new subjectivities.
My current research imagines the body as an archive, a territory with its cartography and its colonised zones; using its waters as pathways to knowledge and information.
This exploration occupies a metaphorical space wherein which the body resonates and echoes with the broader geographical, socio-political and historical context that have birthed it. While drawing on research into the memory of water and its emotional responsiveness it looks at the ways in which water can be considered as a subjective and affective matter, choreographing our relations to each other. With particular attention to dance, it proposes to rearticulate the representations of queer Blackness that emerge from Western imaginations by addressing identity through non-human subjectivity.
At the intersection of critical geography and queer studies this exploration is a way to question social and geographical relationships to places as they relate to a more personal inquiry that mainly deals with unsettling idea of « main-ness ».
These works are crafted as poetic yet political spaces looking at the body as a site for resilience.

FR— Ma pratique fait la part belle aux formes légères.
Si elle s’est pendant un temps concentrée autour de gestes d’apparition furtifs dans l’espace public, aujourd’hui, elle se développe à travers la vidéo, l’installation et la sculpture. Cette recherche s’articule autour d’une pensée décoloniale et émancipatoire en s’intéressant aux principes d’identité et de nouvelles subjectivités. Elle se propose de penser le corps comme une archive à réinventer, un territoire avec sa cartographie propre, une utopie à repenser par le biais de différentes stratégies de résistance.
En faisant plus récemment appel à la danse, mon travail tente de désamorcer les rapports de pouvoir qui façonnent les imaginaires occidentaux et de reformuler les représentations qui en découlent.
Investissant tour à tour les champs de la géographie subjective, des études postcoloniales et des féminismes, mon travail examine les notions d’exotisme et d’altérité à travers une investigation qui opèrent à l’intersection de la classe, de la race et du genre en s’attachant, plus largement, à interroger les relations que nous entretenons à l’Autre.
Mes pièces sont donc à penser comme autant d’espaces poétiques et politiques où le corps et le paysage forment des points de résilience.